lundi 25 avril 2011

J'ai pris le train pour traverser la mer (JE)

Supprimé

La fête triste

27 janvier 2011, premiers mots depuis et avant longtemps

La fête triste (Georges)

Autre monde, un fossé peut-être
Penché sur les autres trous
Noirs sont les bêtes au lendemain
Quand les petit lieux se placent au cœur des grands

Des ombres marchent
Délassées, et longues
Les jambes croisées au dessus du ruisseau
Les enfants vont aussi, pieds liés
Comme les oiseaux moqueurs au delà de leurs cages

Voyez-vous
Comme il fait loin aller sous les pluies de rideaux
Les cœur gonflées et voiles tendues

Pauline a les yeux fous
Lorsque sa bouche se plie, mes poings tombent
Tombent sur ses hanches, hachent son visage
Et les autres s'en vont
Ailleurs
Je ne connais pas leur maison.

Connaissez-vous Nuremberg au petit matin
Avant.
Je ne connais rien si ce n'est l'odeur des pierres grises
De Nuremberg
Les statues, les larmes
La mémoire tenue entre les ruelles
Nuremberg
C'est une autre chanson pour un autre jour,
peut-être
Un autre matin de mains tendues au ciel
Je ne connais pas cette chanson
Je ne connais pas
Demain,
un autre jour peut-être
Aujourd'hui mes dents se sont cassées sur des mots aux contours de glaçon